Rédiger mon mémoire universitaire avec la démarche heuristique

Trouver le moyen le plus efficient de réaliser mes travaux universitaires.

Présentations :

Je suis étudiante et je pratique la carte heuristique depuis environ 1 an ½. J’ai découvert la carte lors de la formation « Organisez vos Idées avec la carte heuristique » proposée par l’École Française de l’Heuristique (EFH).

Depuis, je suis une praticienne « dévouée » à tel point que je souhaite moi-même devenir formatrice et partager avec d’autres cette merveilleuse trouvaille. Je suis actuellement entrain de me certifier à l’EFH pour former les adultes ainsi que les enfants et adolescents. D’autre part, dans le cadre de mes études universitaires en ingénierie pédagogique, je réalise un stage au sein de l’EFH.

La carte heuristique a sans aucun doute contribué à renforcer ma posture d’apprenante.

Que ce soit lors de cours magistraux, ou bien lors de la production d’écrits, la carte heuristique me permet d’être plus réactive et impliquée par rapport à l’information qui me parvient. À présent, je tente d’utiliser la carte sous des formes variées, l’objectif étant de trouver le moyen le plus efficient de réaliser mes travaux universitaires.

Aussi, je souhaiterais partager avec vous une expérience récente que j’ai menée pour rédiger un mémoire professionnel de 50 pages.

J’ai développé une méthodologie de travail où j’utilise la carte heuristique dans un premier temps et une autre forme de cartographie que je ne saurais nommer dans un second temps. Voici donc les différentes étapes qui m’ont permis de rédiger ce mémoire qui a été bien accueilli par le jury final. Le projet de rédaction de ce mémoire a été mené dans le cadre de ma formation initiale d’assistante de service social. L’objectif de cet exercice était de m’initier à la méthodologie de recherche en sciences humaines.

Ma question de recherche a été la suivante :

Dans quelle mesure relève-t-il de la responsabilité de l’assistant de service social de se former tout au long de sa carrière ?

Afin de répondre à cette question, une recherche exploratoire m’a permis d’identifier les ouvrages, revues, articles, etc qu’il me fallait lire, j’ai ensuite établi un programme de lecture.

La lecture de chaque bouquin s’est divisée en 3 étapes de traitement de l’information :

  1. une lecture générale de l’ouvrage (sommaire, introduction, conclusion, notes de bas de page, etc) me permettait d’identifier les notions développées par l’auteur qui répondaient directement ou indirectement à ma question de départ ;
  2. je dessinais ensuite un cœur de carte correspondant à chaque notion clé – chacune étant disposée sur une feuille différente format A3.
  3. je complétais ensuite chacune de ces cartes en y intégrant les idées développées dans l’ouvrage qui répondent à ma question de recherche. Pour vous donner un exemple, j’ai lu un ouvrage qui s’intitule Construire les compétences individuelles et collectives de Guy Le Boterf.

1ère étape :

J’ai lu le livre en diagonale, ce qui m’a amenée à identifier plusieurs notions importantes comme par exemple : « compétence », « responsabilité », « dispositif de formation », « besoin » et « évaluation ».

2ème étape :

J’ai positionné chacune de ces notions dans un cœur de carte différent et au fil de ma lecture, j’ai réparti les informations clés dans chacune de ces cartes. Certaines notions importantes (comme par exemple celle de « compétence ») ont été développées par plusieurs auteurs ; ainsi, j’ai pu croiser le propos d’auteurs différents sur une même carte dans la mesure où ils parlaient tous d’un même concept. Cette démarche m’a permis de gagner beaucoup de temps, m’incitant à adopter dès le départ une méthode de lecture active et sélective.

Mais ce n’est pas fini.

Après avoir lu les documents, et défini les axes principaux (notions clés) en lien avec ma question de départ.
Après avoir enrichi chacune des cartes dont le cœur correspond à une notion clé, il me fallait à présent structurer toute cette masse d’information pour en faire une argumentation qui me soit propre.
En relisant les cartes issues de mes diverses lectures, je me suis rendue compte que certaines idées étaient contradictoires, d’autres étaient complémentaires, certaines pouvaient être recoupées car elles exprimaient une information similaire.
Grâce à la couleur, j’ai pu organiser tout cela et trier l’utile de l’inutile.

C’est à cette étape que je décide de passer de la carte heuristique à une autre forme de cartographie.

Pour vous expliquer simplement comment j’ai procédé, je dirais que ma démarche s’apparente à celle que l’on adopte pour construire un puzzle.
Dans le cas d’un vrai puzzle, la règle du jeu consiste à essayer de reconstruire une image en se référant à un modèle et en juxtaposant des fragments d’images (les pièces du puzzle) les uns à côtés des autres de sorte à ce qu’émerge progressivement une cohérence d’ensemble, une image unifiée.
La méthode que j’ai adoptée pour rédiger mon mémoire est à peu près semblable.

Voici comment j’ai procédé :

  • J’ai pris un paquet de post-it de couleur blanche et sur chaque post-it,
  • J’ai représenté une idée extraite d’une de me cartes heuristiques.
  • J’ai représenté ces idées au moyen de mots, de pictogrammes et de couleurs

Etape suivante :

J’ai ensuite assemblé 4 feuilles format A3 pour avoir un plateau sur lequel je pourrais positionner les post-it. Au cœur de cette affiche, j’ai collé ma question de recherche.

Phase d’organisation :

J’ai ensuite organisé les post-it (chacun représentant une idée) sur l’affiche en recherchant la plus grande cohérence possible entre chacun des éléments. Lorsque finalement j’ai trouvé l’agencement idéal, les titres ont émergé d’eux-mêmes. J’ai alors noté les titres de mes chapitres sur des post-it de couleur vive et les ai positionné en introduction de chaque partie.

Le « squelette » de mon mémoire apparaissait clairement.

Pour plus de lisibilité j’ai délimité les différents chapitres en coloriant le fond de l’affiche avec différentes couleurs correspondantes aux chapitres.

Conclusion

Mon affiche terminée, j’ai pu rédiger mon mémoire.

Je m’étais imprégnée du sujet au point qu’il faisait partie de moi. Bien entendu, mon travail écrit a ensuite été retravaillé et peaufiné.
Des informations ont été ajoutées, d’autres supprimées.
Mais grâce à ce travail préalable de conception, j’ai pu me lancer dans une dynamique de réflexion très personnelle.
Cette démarche m’a ensuite permis d’être à l’aise lors de la soutenance orale.

 

Salma OTMANI,

étudiante en ingénierie pédagogique
certifiée à l’enseignement de la carte heuristique

salmaotmani@gmail.com

 

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